LEUR ACTIONS

RUBRIQUE « LES PRIMO-INTERVENANTS FACE AUX ACTES CRIMINELS DE GRANDE AMPLEUR »

UN RÔLE ESSENTIEL FACE AUX RISQUES MAJEURS

Fonctionnaires ou militaires, agents du privé ou simples citoyens, les « primo-intervenants » sont ces hommes et femmes qui agissent les premiers pour entraver tout événement criminel de grande ampleur et porter assistance aux victimes. Dans les tout premiers moments qui suivent l’attentat ou la catastrophe, ils se trouvent mobilisés à un très haut niveau d’intensité et soumis à une forte exigence de technicité pour porter assistance à un nombre élevé de victimes. De leurs gestes et décisions, dépendent la vie de nos concitoyens autant que la stabilité des institutions républicaines. Agissant et décidant au service des autres dans des conditions éminemment dégradées, ces acteurs sont pourtant eux-mêmes exposés aux risques de sur-attentat autant qu’aux impacts physiques et psychologiques des événements.

L’action des primo-intervenants peut se résumer par des interventions alliant courage et sang-froid face à des situations de chaos et d’urgence. Une action essentielle en ce qu’elle permet de passer de la sidération à la réaction, aussi modeste soit-elle. Car, qu’ils soient professionnels de sécurité ou tout simplement citoyens, les primo-intervenants sont avant tout des femmes et des hommes confrontés à l’inqualifiable. Quelle que soit leur situation, l’extraordinaire ne constitue pas leur cœur de métier, pas plus que l’irruption d’actes de guerre au cœur de villes françaises ; pour nombre d’entre eux, ils ne sont ni équipés, ni préparés, ni habitués à y faire face. Les primo-intervenants constituent donc tous, à des degrés divers mais à part entière, des protagonistes de ces événements. Un constat qui s’impose, et justifie une nécessaire adaptation de l’institution juridique à leur égard.

UN PROCÈS ÉQUITABLE ET ACCESSIBLE POUR TOUS

Répondant à la vague d’attentats ayant durement meurtri le sol français depuis le début de la décennie 2010, de nombreux procès terroristes sont aujourd’hui organisés pour juger les accusés tout en donnant la parole aux victimes. Si la tenue de ces procès a démontré la solidité de nos institutions et la confiance que la société leur accorde pour rétablir la justice, elle a également révélé les zones d’ombre dans lesquelles restent encore souvent plongés les primo-intervenants.

Une parole peu audible, des témoignages rares, des uniformes relégués au rang de figurants, les primo-intervenants sont « pris pour acquis » : alors qu’ils sont partout sur le théâtre de crise, ces acteurs de terrain demeurent souvent invisibles et inaudibles tant lors des procès que sur la scène publique. Il est évident que le sens de leur engagement au service des autres est indissociable d’une discrétion teintée d’altruisme ; mais cela ne peut pas condamner les primo-intervenants au silence, et la société à la cécité devant les services qu’ils lui ont rendus.

GALEA s’engage par conséquent en faveur de la reconnaissance d’un statut spécifique aux primo-intervenants. 

LEURS VOIX

Entretiens, mini interview, témoignages, références (littéraires, cinématographiques, culturelles)

( livre   « vendredi 13 … » Mathieu SUC, Philippe colvacic etc. )